Un peu d'histoire...

 
L'histoire de Couches est très ancienne : Couches passe pour avoir été fondé par des voyageurs grecs qui l'auraient baptisé "COLCHAS" en souvenir de la Colchide où Jason conquit la Toison D'or. Si cette histoire tient plus de la légende que de la réalité, il n'est cependant pas impossible  que la région ait effectivement reçu la visite de quelques marchands helléniques puisqu'il est aujourd'hui établi qu'un commerce existait entre nos deux peuples, bien avant la conquête romaine.
Danville, pense, quant à lui que la ville a été bâtie sur l'emplacement du champ de bataille où Sacrovir fut vaincu par Silius en l'an 21.
Les Celtes ont laissé près de l'un de nos hameaux les restes d'une enceinte druidique connue sous le nom des "Sept Menhirs d'Epoigny", vieux d'environ 5000 ans.

 

A l’époque gallo-romaine. Couches était une agglomération importante sur la voie romaine (la via Agrippa) conduisant de Lyon (Lugdunum) au Bassin Parisien, en passant par Chalon et Autun. C'est en 731 que les Musulmans dévastèrent la ville, notamment l'abbaye.
Celle-ci fut reconstruite au début du IX ème siècle. Elle fut soumise aux attaques et vexations des seigneurs du voisinage et sera rattachée en 1026 à l'Abbaye de Flavigny et réduite en Prieuré. Les seigneurs renouvelèrent leurs attaques contre les moines en vue d’accroître leurs domaines. L’abbé de Flavigny plaça alors la ville de Couches sous la garde royale. 
Dès le XII ème siècle, La Tour Bajole se trouvait sous la dépendance du puissant prieuré saint Georges.
En 1285, le Duc Robert II, (père de Marguerite de Bourgogne) fut inféodé par le Roi Philippe le Bel de tous les droits royaux sur Couches, y compris la garde du prieuré. Les habitants de Couches protestèrent alors contre cet abandon royal des droits sur Couches. 
 
En 1295, par lettres royales, il fut décidé que le Duc conserverait la garde du prieuré et la moitié des droits de justice mais le Roi gardait ses droits sur la ville et maintenait ses officiers. La ville de Couches était devenue une enclave royale. 
 
La terre de Couches est donc divisée en deux territoires distincts : 
* Couches en Royauté, placé sous la protection du Roi comprenant l’église paroissiale, l’hôpital, le prieuré Saint-Georges et la plus grande partie du bourg. La ville appartient au bailliage de Mâcon, puis à celui d’Autun. 
* Couches en Duché, placé sous la suzeraineté du Duc de Bourgogne. Cette zone appartient au bailliage de Montcenis, qui fut supprimé par lettres patentes le 16 septembre 1477 et réuni à celui d'Autun. Couches en Duché était, du point de vue territorial moins important que Couches en Royauté, bien que les contes et barons liés aux Ducs de Bourgogne aient réussi à enlever une bonne partie des terres aux moines du prieuré.
En 1544, la baronnie de Couches fut divisée en deux lots, celui de la Creuse et celui de la Montagne, et fut depuis, possédée par deux seigneurs.
A partir de 1561, les communautés bourguignonnes acquises à la réforme s’organisent en églises, notamment à Autun, où deux curés deviennent pasteurs. Ces églises protestantes subsisteront jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes (12 octobre 1685). Ce fut le cas à Couches où la bourgeoisie protestante tenait le haut du pavé. En 1565 , le vieil hôpital fut construit. C'était le presbytère du pasteur protestant qui avait son temple juste derrière. Après la révocation de l'Edit de Nantes, il fut transformé en hôpital de 9 lits, tenu par deux religieuses de la congrégation Sainte Marthe. En 1610, fut érigée la Maison des Templiers (classée Monument historique)
Au XVIIème siècle, la ville d’Autun qui venait de confier aux Jésuites la direction de son collège, voulut acquérir le prieuré de Couches, trop éloigné de Flavigny, pour être facilement administré par cette abbaye.
La fin du XVIII ème siècle va évidemment être marquée par la révolution, et notamment la naissance de la commune, comme partout en France. Mais elle sera également le point de départ d’une « aventure industrielle » puisqu’à la même époque, trois maîtres de forge de hauts fourneaux au bois des environs de Couches tirent une partie de leur approvisionnement en minerai de fer des mines de Chalencey.
A la même époque, "Couches est devenu un passage considérable à raison de la grande route que l'on y a ouvert de Lyon à Paris; C'est là que passent les diligences, la poste, les guimbardes et une quantité considérable de voitures particulières, ce qui fatigue cette route, au point qu'il faut souvent renouveler l'encaissement".Couches est devenu un carrefour grâce à la route n°43 qui servira longtemps de route ordinaire entre Montcenis, Le Creusot et Chalon.
La population de Couches est alors d'environ 3000 habitants, soit l'équivalent de celle du "Creuzot"

 

Le XIX ème siècle voit la fin de l'exploitation minière, puisque le gisement de Chalencey est abandonné en 1859.
Il y a seulement 6 ans que Couches est devenu Couches les Mines !... ( 28 avril 1853)
Si le XIXème siècle symbolise la prospérité et le développement, liés à la révolution industrielle, son dernier quart est beaucoup moins heureux avec l'apparition des deux fléaux que sont le mildiou et surtout le phylloxéra. Ce dernier, apparu en 1875 en Saône et Loire, ruine de nombreux vignerons qui devront changer de métier et s'exiler à la ville.  
La première moitié du siècle a vu la construction du Château de Mardor, de style néoclassique, par la famille de Montaigu, implantée depuis le XVIème siècle sur le fief royal de la Tour Guérin. En 1844, Louis Joseph de Montaigu devient également propriétaire du Château de Couches.
En 1916, le château de Mardor est intégré à l'hôpital militaire de la Croix Rouge. Il sera converti en sanatorium en 1922 et donnera un nouveau souffle à la commune, notamment par les emplois qu'il génère. Il deviendra  centre de rééducation fonctionnelle en 19??
A la guerre de 14, Couches apporte son tribut avec 54 de ses enfants inscrits au monument aux morts, inauguré le 11 novembre 1934.