Au rez de chaussée (au niveau de la place de l'hôtel de ville) le prieuré communique avec la Salle des fêtes. Il vit au rythme des nombreuses manifestations qui y sont organisées, seuls moments où le visiteur peut découvrir l'intérieur.
Le promeneur qui n'y prend garde traverse Couches sans même voir l'extérieur du prieuré, ce dernier étant situé dans un corps de bâtiment commun à la mairie.

 

    Deux perspectives s'offrent à lui pour y accéder:

Pénétrer par le porche situé entre "Proximarché" et le bâtiment de l'Agence Postale Communale : il découvrira alors la façade gothique et la porte de la Cour. 

Au dessus de l'entrée de la deuxième cour, la coquille saint Jacques rappelle que Couches se trouvait sur la route du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle.

Le Plan du XVIIIème siècle permet de mieux se situer par rapport à l'ensemble.

  Prieuré
Depuis la place de l'hôtel de ville, descendre les escaliers et faire le tour par la Grande Rue. Tourner à droite (face à la maison de naissance de Guillemardet) et prendre la rue du Crot : elle offre une formidable contre-plongée sur le chevet de l'Eglise Priorale et  la Tour des Archives, transformée en maison d'habitation.

 

Le monastère original a connu une histoire mouvementée : destruction par les sarrasins, reconstruction, forteresse militaire puis abandon, reconstruction à la fin du XIème siècle, Assaut des Anglais (1359) qui l’incendièrent. Les cloches elles-mêmes fondirent.
A la fin du XVII ème, la ville d’Autun en fit une résidence d’été pour un collège de jésuites. Ceux-ci enseigneront et administreront les biens du prieuré jusqu'en 1762, date d'un édit royal leur retirant le droit d'enseigner.
Dans la tourmente de la révolution, le prieuré est saisi comme bien national, morcelé et vendu en lots. Les tours sont rasées sauf une, la tour des Archives.
Le site a été complètement réaménagé au XIXéme siècle faisant disparaître la majeure partie de l’édifice. Il reste visible en contrebas de la façade orientale de la Mairie, trois hautes absides accolées, l'abside principale et les deux absidioles sud. Les deux autres absidioles nord ont disparu. Cependant les caves de la mairie semblent correspondre à leur volume.
 

Sources : Fabien VINCE, résumé d’après archives, 18-12-1975