de Couches à Couches les Mines.........et à Couches

Sous l’Ancien Régime, la paroisse est la circonscription administrative de base ; elle est en particulier le cadre de perception de l’impôt direct (la taille) et de la dîme prélevée pour l’Eglise.
La loi du 22 décembre 1789 crée les communes : « il y aura une municipalité en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ». La paroisse de Couches est d’abord subdivisée en cinq communes distinctes, les plus importantes étant :
Couches dont la première « maison commune » est installée dans la partie du prieuré à l’angle Sud-Ouest de l’actuelle esplanade de l’hôtel de ville. (disparue aujourd’hui)
Saint Martin de Couches, à laquelle est rattachée Mardor. De fait, Couches est complètement enclavée dans Saint Martin de Couches.
Certes ce partage rappelle l’ancien clivage entre duché et royauté, mais il s’explique aussi par les territoires des Baronnies.
Montorge et Combereau seront rattachées à Couches par un arrêté départemental du 28 janvier 1796. Noizeret restera partagé entre Couches et Saint Jean de Trézy, malgré la demande faite au préfet en 1805 par Sébastien François Gaudriot (maire de couches en 1791).
Un décret impérial du 30 mai 1805 réunit les deux communes pour n’en faire qu’une, administrée par une seule municipalité. La municipalité de saint Martin est supprimée, et ses registres et papiers doivent être transférés aux archives de la mairie de Couches.
Le nouveau cadastre est terminé en 1813, sous l’administration, entre autres, de monsieur Jacques Martin, médecin de profession et maire de Couches.
En 1836, une partie du prieuré est rasée pour construire l’actuelle mairie.
"Plus tard, une municipalité avait cru devoir honorer la richesse du sous-sol en minerai de fer, aux origines de l'essor industriel du Creusot, en baptisant la commune Couches-les-Mines par décret du 28 avril 1853".
6 ans plus tard, en 1859, l'exploitation du minerai de Chalencey sera abandonnée. "il faudra attendre un siècle exactement (décret du 16 août 1953) pour que la petite cité retrouve le simple nom qui lui venait de la villa Colchis".

 

Source : Alain Dessertenne et Françoise Geoffray

"Couches et Saint Martin de Couches, La double naissance de la commune de Couches - 1790-1805"

(Bulletin de la Physiophile, n°163, décembre 2015)